Covid-19 : mobilisation individuelle et collective

La réponse à la crise sanitaire que nous connaissons nécessite une mobilisation individuelle et collective face à un véritable fléau pour l’humanité entière. Marcel Touati, médecin, responsable santé du PCF 13, tente une réflexion à haute voix pour un débat pluriel et pluraliste.

L’humanité affronte depuis plusieurs semaines une pandémie mondiale. La période appelle la contribution de chacune et chacun, une mobilisation individuelle et collective, afin de se hisser au meilleur niveau face au fléau.

La responsabilité civile du médecin devant toute la société ne doit certainement pas empêcher de réfléchir, dialoguer, de parler, d’agir, de lutter.

Mesures à prendre aujourd’hui en France :

- Tester tôt, souvent et massivement (1)

- Isoler et tracer les malades atteints (2)

- Suivre les citoyens présentant des facteurs de risque en utilisant les données de la sécurité sociale, la coopération des réseaux de médecine ambulatoire, ville et hôpital afin de les protéger.

- Appliquer strictement le confinement pendant une durée suffisante, en précisant qu’il ne peut constituer une réponse satisfaisante s’il n’est pas associé et combiné à d’autres mesures. (3)

- Développer les moyens humains et matériels, annoncer immédiatement le relèvement de l’objectif national des dépenses d’assurance maladie, (masques de protection...) (4).

(1) Jean-François Delfraissy, qui préside le Comité scientifique sur le coronavirus, chargé de conseiller le gouvernement, est d’accord : "C’est cela qu’il faut faire", a-t-il déclaré au journal La Croix. Mais il ajoute : "Toute la question est de savoir si cela est faisable en France aujourd’hui. La réponse est non. Aujourd’hui, nous avons la capacité de faire passer 5.000 à 8.000 tests par jour, mais pas davantage. Nous ne pouvons pas faire passer plusieurs dizaines de milliers de tests par jour. Pour faire ces tests, il faut en effet disposer d’un certain nombre de produits dont une partie nous vient de Chine et des États-Unis. Or, ces produits n’arrivent plus en nombre suffisant".

(2) Le CNGE (Collège national des généralistes enseignants) souligne lui aussi le rôle crucial des généralistes. Il estime qu’il faudrait identifier les cas avérés (et les isoler), les cas contacts, les formes paucisymptomatiques et  "les porteurs sains contagieux, largement sous-estimés dans la tranche 20-29 ans". Il rappelle que cette stratégie avait déjà fait ses preuves en Asie lors de l’épidémie de SRAS en 2003.

(3) Séjours en confinement pour des personnes présentant des troubles cognitifs doivent être abordés de manière adaptée.

(4) En France, la situation impose de réserver les masques aux personnels de santé directement en contact avec les personnes infectées ou susceptibles de l’être. Il a également été recommandé d’étendre leur utilisation à toutes les personnes en contact avec le public, en particulier aux professionnels des services à la personne, notamment ceux s’occupant des plus fragiles. Les besoins vont bien au-delà. (Réquisitions si nécessaire d’unités de production, d’établissements privés, ouverture de lits d’hospitalisation, moyens de dépistage à grande échelle...).

- Développer la recherche fondamentale et appliquée.

- Appliquer une prise en charge sécurité sociale à 100%, de l’ensemble des dépenses prescrites.

- Préserver les salariés exposé-es qui sont souvent des femmes, seul le travail de ceux qui répondent aux besoins de la population doit être maintenu avec tous leurs droits.

- Préserver les plus fragiles et les plus démunis, les enfants pauvres (3 millions en France).

Quelques autres considérations

L’exercice médical est un ensemble de pratiques scientifiques de soin, prévention, réadaptation, enseignement et recherche. Il doit porter la conception OMS de la santé dans ses composantes sanitaire, sociale et environnementale qu’appelle le développement de nos sociétés.

Il va falloir modifier la formation et l’exercice des médecins et de l’ensemble des professions de santé. Plus de médecins doivent passer en réanimation, plus de médecins doivent être capables de s’adapter à la médecine de catastrophe, mais aussi à bien d’autres domaines.

Il en est de même pour les autres professions de santé. Les processus de décision concernant les questions sanitaires et sociales posées à nos sociétés interpellent les médecins, les personnels de santé et du social mais bien sûr les scientifiques et au delà de nombreux professionnels, les citoyens, les militants politiques, les élus et le pouvoir politique, les institutions.

Chacun doit pouvoir les affronter avec ses devoirs, ses pouvoirs et ses responsabilités. C’est du domaine de l’éthique, de la citoyenneté, du choix politique individuel et collectif.

Le partage des connaissances nouvelles sur le Covid 19

Il faut une maîtrise publique, en temps réel, impérative, de l’ensemble des connaissances scientifiques et techniques en rapport direct ou indirect avec la pandémie, quelque soit l’origine publique ou privée. La participation des intéressés (qu’ils soient professionnels, assurés sociaux, associations, syndicats, mutualité...élus...) au débat, au contrôle et à la décision est une condition importante de l’application de la meilleure des décisions prises.

Le temps de la persuasion doit être permanent et prédominer sur l’obligation répressive. La maîtrise nationale doit se développer également dans le cadre européen et mondial comme le montrent les coopérations avec l’Allemagne et la Chine.

Le même type de mesures est nécessaire pour le médicament. (Pôle public du médicament au plan national et européen accompagné d’une coopération internationale comme cela commence à se mettre en place en Italie.).

Les moyens de test diagnostic

Les moyens de leur réalisation doivent être développés en urgence. L’objectif n’étant pas de se préparer à la fin du confinement mais d’abord d’obtenir le plus rapidement, la réponse sanitaire la plus efficace. Le dépistage ciblé est à mettre en œuvre immédiatement et selon les possibilités (population suspecte d’infection, population professionnellement exposée, professionnels dont le travail du personnel est indispensable en période de confinement ...) et progressivement en direction de toutes les populations exposées et présentant des contacts rapprochés avec des personnes suspectes d’infection, présentant une fragilité (âge, maladies chroniques, grande précarité, population des ehpad, population carcérale), population à risque, population « tout venant ».

Cette progression tient compte de la manifeste pénurie de moyens sanitaires actuelle (loin de moi la tentation de toute polémique mettant en cause le gouvernement sur le retard à déclencher l’accélération de la production de masques, le retard au confinement au regard des situations chinoises ou italiennes, le retard à la multiplication des tests comme en Corée du Sud, l’absence de déclaration publique annonçant une augmentation de l’ONDAM, du retard au développement des connaissances concernant les tests eux-mêmes).

Dans la même logique le dosage des anticorps doit permettre de diminuer les risques pris par différentes catégories de professionnels et de la population.

Concernant la recherche

L’importance de la recherche saute aux yeux lorsque la crise s’aggrave. Je pense important de rappeler le rôle de la recherche fondamentale qui n’a pas à priori l’objectif précis autre que celui de connaissances nouvelles et a permis tant de découvertes. Elle a besoin d’un fort service public. Il faut l’intensifier tout en mobilisant le maximum de moyens en direction de ce qui a trait à l’épidémie et qui relève de la recherche appliquée. Il en va ainsi des recherches concernant les divers appareils, les médicaments, les vaccins, les anticorps...

Concernant l’éthique

Il est essentiel pour un médecin de faire bénéficier, en conscience, du meilleur traitement disponible pour ses patients. Plusieurs médicaments connus sont expérimentés contre l’infection à Covid-19. L’équipe de Marseille du Pr Raoult a décidé de tester toutes les personnes fébriles qui se présentaient à l’institut à Marseille et qui étaient testées positives un traitement par l’hydroxychloroquine et l’azythromicine considérant qu’ils donnaient une chance à leur patient d’éviter des complications pulmonaires.

La médiatisation a amené des centaines de personnes à se rendre à l’hôpital de la Timone. Le ministre a déclaré le 23/3/20 que ce type de traitement serait par réglementation réservé aux malades en réanimation sur décision collégiale. Le 26 mars 2020 l’autorisation de prescription s’élargit par décret, plus en phase avec le code déontologie.

Le Code de déontologie déclare à ce sujet (article R.4127-8 du Code de santé publique) : « Dans les limites fixées par la loi et compte tenu des données acquises de la science, le médecin est libre de ses prescriptions qui seront celles qu’il estime les plus appropriées en la circonstance. Il doit, sans négliger son devoir d’assistance morale, limiter ses prescriptions et ses actes à ce qui est nécessaire à la qualité, à la sécurité et à l’efficacité des soins. Il doit tenir compte des avantages, des inconvénients et des conséquences des différentes investigations et thérapeutiques possibles. »

Il y a donc une responsabilité personnelle et collective des professionnels, de l’équipe du Pr Raoult et de la société toute entière. Dans la tradition médicale française le respect de ces principes, en accord avec les malades, le médecin prescrit en tenant compte des données acquises de la science.

À ce sujet, nous nous trouvons devant des avis différents de médecins très spécialisés sur le sujet et de renommée mondiale. Cette diversité d’opinion n’est pas forcément nouvelle, mais se trouve amplifiée par une médiatisation à outrance associée à l’absence d’autre traitement, à la peur de la maladie et à une pénurie.

En effet, si tous les services spécialisés prenaient la même décision que l’équipe du Pr Raoult, elle serait inapplicable par insuffisance de moyens. L’éthique médicale et les droits des malades sont mis à mal.

Dans cette situation, il convient de respecter les principes existants qui permettent dans cette période d’attente des résultats des études en cours la prescription du protocole du Pr Raoult comme ceux portés par d’autres équipes.

Dans tous les cas de figure, les avis et décisions du comité scientifique ou des institutions scientifiques ne doivent pas être une gestion politique de la crise, mais bien répondre au mieux aux besoins sanitaires.

Autre question

L’afflux de malades atteints gravement augmente les situations où l’on veut obliger les soignants à choisir entre un malade grave que nous allons soigner et un très grave que nous allons laisser mourir.

Cette situation est intenable et nous ne nous sommes pas donné les moyens de l’éviter avec la dégradation continue des moyens de l’hôpital public, fortement dénoncée par les personnels ces deniers mois.

Comment évaluer les moyens mis en œuvre ? Plusieurs situations interrogent sur l’insuffisance de moyens :

- La crise de l’hôpital (suppression de nombreux lits d’hospitalisation dont des lits de réanimation ces dernières années) ; la désertification médicale ; la situation dramatique des EHPAD.

- Les insuffisances de matériels : en 2010, à la suite de l’épidémie de grippe H1N1, le stock de masques était proche de 1 milliard selon le député Pierre Dharréville. Depuis ces stocks n’ont cessé de baisser. Retard à l’allumage des plans de réponse à la crise sanitaire en France en comparaison à la situation à l’étranger. Sans prétendre répondre à cette question, ni polémiquer, force est de constater une distorsion :

- entre la haute compétence de la recherche et de la médecine française et certains retards,

- entre des besoins très importants et une démarche austéritaire. Les réformes successives de l’hôpital public et de la protection sociale favorisant les profits des employeurs (allègement des cotisations finançant la sécurité sociale...) aggravent cette situation.

La crise du néolibéralisme et l’appel à des solidarités nouvelles

La crise du Covid-19 qui touche toute la planète révèle les profondes carences des politiques néolibérales caractérisées par la mise en cause des services publics dans le cadre de politiques austéritaires, la pression et la mise en concurrence du sanitaire et du social, de l’économique, du politique, de l’environnemental.

Au fond la gestion de la crise, c’est la gestion de la pénurie existant préalablement. Elle met en évidence l’urgence sociale et écologique nécessitant de profonds changements politiques, pour répondre aux besoins immédiats et à venir en France et dans le monde.

La crise sanitaire en est une expression. Ainsi, 60 % de la production mondiale de paracétamol, 90 % de la production mondiale de pénicilline et 50 % de celle de l’ibuprofène sont réalisées par la Chine.

Il peut nous venir à l’esprit : "en attendant, il faut rester debout. Aujourd’hui, je me réapproprie ma vie".

Alors faisons-le ensemble. Une relocalisation des productions adaptée aux besoins doit prendre des formes nouvelles. Il faut développer de l’échange, de la participation en partant de l’individuel pour faire du collectif: "on a une idée, venez nous donner un coup de mains et pas on va faire pour vous".

Cette solidarité réponse aux contradictions du système appelle à choisir des productions de proximité plutôt que de lointaines productions réalisées dans de mauvaises conditions écologiques, sanitaires et sociales. Ce sont des réponses solidaires à la précarité : comment arriver à se nourrir correctement, comment joindre les deux bouts jusqu’à la fin du mois ?

Par exemple, l’alimentation citoyenne à partir des producteurs locaux, le respect de la saisonnalité. S’ouvrir aux autres de belle manière. De telles réponses solidaires bénéficient de nouveaux modes de développement et en retour en initient d’autres, dépassant les formes et les contenus anciens. Ce n’est pas un hasard si ces questionnements surviennent lors de la crise du Covid-19.

En effet, il n’est pas indifférent que le virus soit une composante de la nature qui n’existe que dans son mouvement, sa transformation et sa multiplication dans la cellule hôte. Ce mode existentiel pour la particule virale et pour l’humanité n’est sans doute pas dû au hasard. Cela doit nous faire réfléchir et appelle une humanité capable de faire corps. Un nouvel humanisme. S’interroger sur les rapports de l’homme et de la nature, c’est se poser la question des rapports des hommes entre eux et avec leur environnement et leur capacité à innover du commun dans le respect de chaque individu.

C’est questionner le système dans lequel ils vivent. Ces questions révélées par la crise sanitaire lui préexistaient et sont partie intégrante de la mise en cause des services publics et de la dérégulation des marchés.

Face à la mondialisation et à la dépendance excessive des Etats, à la domination de quelques firmes multinationales, l’avenir c’est soit une dramatique aggravation, soit des réponses d’épanouissement et de développement parmi lesquelles la justice économique, sociale et environnementale étroitement liées, accompagnant un essor sans précédent de la démocratie.

L’apport des sciences et la théorie de la connaissance méritent d’autres développements, l’homme et la nature, les transformations et leurs conséquences sur l’évolution des individus, des sociétés et de l’univers (l’existence de particules virales et leur multiplication pathogène comme une transformation de la matière et des forces productives elles-mêmes peut entraîner parfois lors de crises la transformation aléatoire d’une partie de l’environnement).

Le respect de l’environnement, le développement de circuits courts doivent prendre une importance particulière dans le domaine de la santé en s’appuyant sur le développement des services publics. Sans doute, dans le cadre d’une autre mondialisation.

C’est la promotion d’autres valeurs. Un nouvelle humanisme prend forme à partir des valeurs portées par l’humanité mais aussi des modes de vie, des rapports nouveaux des hommes entre eux qui va du respect de chaque femme et homme à celui de la planète et de l’univers.

Union nationale

Les valeurs de solidarité, de justice sociale, de démocratie, de commun réalisé dans l’intérêt de tous, d’un rapport renouvelé des femmes et des hommes entre eux et avec la nature sont les réponses fondamentales à la violence de la crise profonde du néolibéralisme révélée par la crise sanitaire.

Les récentes déclarations de E. Macron, E. Philippe, B. Lemaire nous poussent à dire : d’abord faites, c’est à dire tournez le dos à vos choix antérieurs en faveur du néolibéralisme, après vous parlerez d’Union Nationale !

Un nouvel espoir

Une construction nouvelle s’impose, comme une réponse politique nouvelle pour sortir de cette crise sanitaire et de la crise plus globale dans laquelle nous nous trouvons. Ce sont d’autres rapports du local au mondial qui s’avèrent être des choix indispensables, impérieux.

L’environnemental, le sanitaire et le social, l’économique, la démocratie, les services publics sont les atouts pour nous permettre rassemblés de combattre le néolibéralisme, de dépasser le système capitaliste comme résolution des crises que nous traversons.

Cette réponse humaniste pour dépasser le néolibéralisme détermine le rapport de l’homme avec la nature, l’origine et le développement des sciences, leur apport.

Oui, aujourd’hui, demain, l’émergence d’un virus n’arrive(ra) pas par hasard et les réponses à apporter dépendent de la société que nous-mêmes saurons bâtir, de ce qu’ensemble nous saurons mettre en commun.

Les questionnements qui nous traversent aujourd’hui appellent des réponses d’une gauche renouvelée, écologiste, progressiste, féministe, humaniste et offensive pour une issue sociale, écologiste et démocratique à la crise.

Ce mouvement humain sans précédent est désormais possible, comme un plan impérieux, une page de notre histoire à écrire ! 

Marcel Touat, médecin, responsable santé du PCF 13

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