Le Borsalino !

Le Borsalino est un chapeau de luxe en feutre, signe des plus grands mafieux aux histoires sombres ayant fait les beaux jours de la prohibition durant les années 30. Il a donné son nom à un film réunissant deux stars du cinéma français Alain Delon et Jean-Paul Belmondo. Tiré du roman « Bandits à Marseille » écrit par le marseillais Eugène Saccomano, il est aussi le nom d’un restaurant brasserie bien connu à Aubagne, à quelques mètres de la Mairie, au 3 boulevard Jean Jaurès.

Au Borsalino, on y croise des agents de la mairie, parfois des élus, et les habitués. Mais on y rencontre surtout François, le maître des lieux, qui se définit lui-même comme « un patron d’ordinaire débonnaire, d’habitude dubitatif et parfois parfumé ». Ce personnage pince sans rire dispose d'un sens de l’accueil aussi affûté que son sens de l’humour, et d'une sensibilité artistique inattendue sauf pour celui qui semble cultiver l'art du contre-pied. Le restaurant assure d’ailleurs une promotion sans retenue des différents évènements culturels. Il est l’hôte du Repaire de « Là-bas si j’y suis » et de ses rencontres-débats. La brasserie a également servi de décor à la série à succès « Plus belle la vie ».

Côté carte, le client affamé refera connaissance avec une cuisine du quotidien simple mais préparée avec amour. La carte propose donc des salades diverses et variées, des viandes, des pâtes et quelques spécialités tels que le papeton provençal, le chèvre du Garlaban, le camembert grillé ou le carpaccio de bœuf. Le plat du jour prendra la forme d’un jambon braisé avec son confit d’oignons, ou de cannellonis au saumon, de vols au vent sauce financière ou d’une bavette sauce au poivre. L’humeur du Chef dictera le choix des produits frais pour le plus grand plaisirs de nos papilles. L'été, la terrasse arrière, à l'intersection de la rue torte et de la rue vivandière, offre un cadre des plus agréable pour se poser le temps d'un déjeuner, plus si affinité ou moins si pressé.

Le Borsalino est de ces restaurants sans chichis fait sur mesure pour celles et ceux qui recherchent simplicité et authenticité à des prix très raisonnables : moins de 10 € pour le plat du jour et des formules à 13 euros pour le plat du jour et le dessert, ou 14,80 € pour un menu du midi complet entrée plat dessert. Compter 4 € pour un dessert hors menu et 6 € pour le café gourmand digne des plus gros bras d'Al Capone.

Le Borsalino est de ces endroits capables de réunir des cadres supérieurs, des bobos adorateurs de la déco des années 80, des étudiants fauchés et quelques artistes bohèmes. Un restaurant à forte personnalité où « être ensemble » justifie que l’on vienne s’y retrouver.

Auguste Duchemin

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