Emmanuel Macron est président de la République

pierre mingaud

Mais, ne rien retrancher à la légitimité de sa fonction n’interdit pas de constater qu’il est le produit politique fabriqué par les efforts combinés du MEDEF, des gouvernements Hollande et des médias détenus par les grands groupes.

Autrement dit, ceux qui ont conduit le pays dans cette situation de décomposition sociale profonde, et ont ainsi favorisé et instrumentalisé la montée du FN.

Cependant au soir du 7 mai, les analystes pointaient le fait qu’en tenant compte de l’abstention et des votes blancs et nuls, le nouveau président a été élu par seulement 43,3% du corps électoral, dont près de la moitié pour faire barrage à Madame Le Pen.

Encore à ce jour, plus de la moitié des Françaises et des Français ne veulent pas donner à Monsieur Macron une majorité au Parlement, craignant les mesures antisociales qu’il prépare.

Dans ce contexte, une majorité de députés de la France Insoumise à l’Assemblée Nationale est non seulement possible, mais nécessaire.

C’est pourquoi je soutiens la liste conduite par Sylvie Pillé, agrégée d’Histoire-Géographie, qui porte le projet “L’Avenir en commun”. Cette liste peut rassembler la gauche de transformation sociale et écologique, et de rupture institutionnelle.

De plus, la candidature de Jean-Luc Mélenchon à Marseille constitue un évènement politique de portée nationale, qui dynamisera l’implication citoyenne autour de la France Insoumise. Néanmoins, pour être majoritaire, notre mouvement doit rassembler d’Aubagne à La Ciotat, en investissant Karim Ghendouf, conseiller municipal PCF de La Ciotat, comme suppléant.

Je vous appelle par conséquent à soutenir la liste de la France Insoumise, conduite par Sylvie Pillé et son suppléant Karim Ghendouf.

 

Pierre Mingaud,
Maire de La Penne sur Huveaune

A bout de souffle ou un souffle nouveau ?

magali

Les commentaires, réactions, analyses, anathèmes voire les déchirements dans le camp de ceux qui aspirent à une transformation urgente de la France, fusent dans cet entre-deux tours. Les résultats du premier tour nous engagent dans une situation terrible et piégeuse pour le deuxième qui met à mal toutes celles et tous ceux qui ont voté avec espoir pour une autre République, un peuple acteur de son destin dans une société démocratique, humaniste, tournant le dos au système d’une oligarchie qui écrase économiquement, politiquement, socialement et culturellement la diversité et la majorité des gens qui la composent.

Constat d’une République à bout de souffle

De fait, ce système sclérosé nous oblige à choisir un chef aux énormes pouvoirs, ses institutions ancien régime et sa constitution obsolète : à minima 20% de gens se retrouvent privés de voix. Des millions de femmes et d’hommes qui pensent que le fascisme est à vomir et l’ultra libéralisme à bannir ; qui ne veulent pas d’une extrême droite arrogante et usurpatrice de leur vote mais qui dans ce système ne pourront le faire qu’en installant un homme qui continuera soigneusement à démembrer les droits de ceux qui travaillent, creusera encore les inégalités… et par là même sera la cause de la poursuite du chemin ascensionnel du front national. Dans cette situation, il est difficile pour un responsable politique de trouver l’espace d’une parole qui fait confiance à l’intelligence humaine pour se déterminer sans qu’un chef ne lui dicte ses actes.

Naissance d’un souffle nouveau

Qu’est ce qui a changé dans cette campagne électorale ? Ce qui a changé, c’est la conscience d’une large partie du peuple qu’il peut participer pour ses intérêts et ses droits, contribuer à agir pour vivre bien ensemble, et en modifiant la constitution, créer les conditions d’une République qui revivifie sa devise « Liberté, Egalité, Fraternité » en la portant plus haut. Une République et un peuple qui se savent divers et qui reconnaissent cette diversité en pensant en même temps leur unité !

 Ceci s’incarne, toujours. Jean-Luc Mélenchon l’a incarné mais il refuse aujourd’hui d’être « le guide ». Il est extrêmement difficile dans ces moments tendus et sans aucun recul de faire cela !

Ce qui s’est modifié également, c’est que la jeunesse ne s’est pas contentée de voter pour lui, elle s’est exprimée, s’est mobilisée et a retrouvé ce qui avait disparu : l’engagement politique avec des formes nouvelles, de la créativité qu’il nous faut prendre en compte. Il ne s’agit pas dans ce propos d’un jeunisme illusoire comme celui qui consiste à déclarer que Macron sera un bon président parce qu’il est jeune, mais de se dire que c’est cette génération-là qui inventera l’avenir que les plus « mûrs » accompagneront de leur expérience, leurs connaissances, leurs transmissions.

Cela peut être un fourmillement de débats publics et de réalisations riches !

Ici, ce souffle a existé… trop tôt ?

Dans notre ville, nous avons travaillé ces questions démocratiques avec enthousiasme et conviction, avons multiplié les espaces et les pratiques démocratiques, expérimenté des politiques alternatives en proximité en même temps qu’elles étaient (et sont encore aujourd’hui) des questions universelles.

Oh, bien sûr, la perfection en politique, comme pour la vie, n’existe pas et tout cela était perfectible, donc.

Esprits épris d’émancipation humaine, notre action a été guidée par cette idée essentielle qui se joue aussi localement.

 Nous avons sans doute été trop tôt dans le vrai. Mais il n’est jamais trop tard, et si nous pouvons continuer à penser et à agir pour un autre monde possible qui commence dans les villes, on peut y rajouter, avec la mémoire vive de l’avènement de la République espagnole en 1931 par les élections municipales, qu’une autre République est possible et qu’elle peut passer par les villes !

Dans ce moment paradoxal, la réflexion et le recul sont difficiles, mais indispensables.

Le souffle peut se transformer en respiration à l’échelle du pays si, dans les échéances législatives, on ne perd pas l’espoir et l’ambition de poursuivre ce chemin. Le rassemblement des forces citoyennes, associatives, politiques porteuses de cette envie est plus que jamais nécessaire !

C’est nous qui devons marcher, pas les tenants des profits et de l’argent roi inutile et dévastateur, ni les apprentis dictateurs !

C’est nous qui devons éviter les écueils de la division bien trop installée dans l’histoire. Nous affirmons souvent que nous refusons la résignation, alors ne nous résignons pas à la fragmentation ! Nous ne pouvons pas accepter que dans ces moments où le pouvoir en place et celui qui veut s’y installer, n’attendent que ça et y travaillent ardemment via les médias dominants, notre beau potentiel nous échappe ! Ne nous laissons pas déposséder du verdict populaire et respirons enfin !

Magali Giovannangeli

 

La victoire est à portée de nos efforts

JLMIPI

Sur la photo, avec mon ami Jean-Philippe Izquierdo membre de l'espace politique de la France Insoumise à Aubagne

Sollicité par Mèfi!, c’est avec plaisir que je vous livre ces quelques lignes à quelques heures du premier tour de la campagne électorale.

Dimanche, vous ferez connaitre votre choix, cette élection aura connu de grands bouleversements notamment avec la percée de ma candidature. Désormais, on s’accorde à penser que je peux accéder au deuxième tour et que, dans cette hypothèse, je battrais très nettement madame Le Pen et monsieur Fillon.

C’est, vous le comprenez, une chance unique d’ouvrir un nouveau chapitre de l’Histoire de notre pays, démocratiquement, paisiblement. S’engager vers la 6e République, passer à des modes de production et de consommation écologiques, sortir du nucléaire, établir l’égalité femmes – hommes, sortir de l’Otan, revenir aux 35 heures réelles, augmenter le smic… Notre programme, L’avenir en commun, est connu. Ecrit à des milliers de mains, il est là pour réparer notre pays des saccages sociaux et environnementaux provoqués, depuis 20 ans par l’argent roi et le règne de la finance. 

Jusqu’au bout les tenants de l’ordre établi, ceux qui ont intérêt à ce que rien ne change, vont agir pour empêcher cette révolution citoyenne.

Mes amis, la victoire est à la portée de nos efforts ! Et, comme je l’ai dit lors de ce formidable meeting de Marseille, je ferai ma part de travail et je sais que je peux compter sur vous pour faire la votre.

Il est temps de retrouver des jours heureux. Ensemble, retrouvons le goût du bonheur.

Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France Insoumise

jlm2017.fr

 

Et maintenant que vais-je faire ?

etmaintenant

Fut un temps, notre société était appelée celle de l'information. Mais cela a fait long feu : aujourd'hui il faut dire société de la désinformation. On ne sait plus qui croire. Vrai ou faux : les sondages font les élections ; les Russes sont des faiseurs de princes ; les communistes n'aiment pas Mélenchon ; les électeurs sont des cons qui ne savent pas ce qu'ils font ; Fillon est la victime des médias ; Macron a été mis en place par Hollande ; Donald Trump est un mec bien, il pleure lorsque les enfants syriens sont gazés ; si les électeurs de gauche s'abstiennent massivement, c'est la Le Pen qui est présidente... 

Et pendant ce temps là, les riches sont toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres. Ça au moins tout le monde peut le constater sans le contester.

Et pendant ce temps là, la finance internationale se gave sur le dos des nations et des peuples, s'engraisse grâce aux conflits qui n'arrêtent pas de se multiplier. Montsanto fabrique des poisons et Bayer les médicaments qui nous en sauvent. La France est un des premiers fabricants d'armes et on s'en félicite, ça crée des emplois.

Et pendant ce temps, les femmes et les hommes politiques (que nous méritons) pensent à se faire élire. L'une se gave sur le système qu'elle dénonce, l'autre protège les multinationales pour qui la valeur travail n'a plus d'importance. Seuls comptent les profits.

Et pendant ce temps là, sur le terrain, parlons par exemple de la 9e circonscription des Bouches du Rhône, les différents acteurs de la Gauche se regardent en chien de faïence en attendant de perdre, encore, une bataille. Mais à bien y regarder, les résultats s'améliorent, l'espoir n'est pas perdu. Tout peut se jouer dans 3 ans... ou dans 5... ou dans 10... mais foi de gauchiste, on va y arriver, c'est sûr... méthode Coué !

Et pendant ce temps là, ceux qui souffrent, souffrent de plus en plus... mais ne vous inquiétez pas les gens-qui-souffrent, faut juste attendre encore 3 ans, ou 5 ans, ou 10 ans... mais vous allez voir, on ne lâchera rien, on va y arriver. Vous serez peut être morts, de faim, de froid, mais on va y arriver, la main gauche sur le cœur, la main droite sur la foi.

Alors c'est quand que les "responsables politiques de gauche" se mettent autour d'une table et parlent comme des adultes pour mettre en place une stratégie gagnante ? Sinon on refait comme il y a cinq ans, Deflesselles peut dormir sur ses deux oreilles... enfin presque, va falloir compter plus que jamais sur le FN. Les législatives dans la 9e des Bouches du Rhône avec les macronistes, les mélenchonistes, les communistes, les socialistes (si si, ils sont pas encore morts), les npaistes, les loistes, sont perdues d'avance si on ne sort pas des logiques d'appareils.

Il reste une solution : que les citoyens, qu'ils adhèrent à un parti ou pas, arrivent à se rassembler avec la sagesse nécessaire pour l'émergence d'une solution acceptable pour tous. Cela passera forcément par la désignation d'une personne capable de porter les valeurs communes à tous les électeurs progressistes.

Pierre Rodeville

Denis Grandjean réagit aux résultats du 1er tour de la Présidentielle 2017

denis grandjean

Au 1er tour un quart des électeurs ont fait le choix d'un projet écologiste en portant leurs suffrages sur JL Mélenchon ou B. Hamon. Malgré la décision rapide de retrait de Y. Jadot, la dynamique d'union n'a pas abouti.

Au second tour, je participerai à l'élimination de la candidate du repli nationaliste, de la violence étatique et de la déshumanisation de la société en votant E. Macron. 

Ce sera un choix par défaut, mais un choix que je crois nécessaire et responsable.

L'écologie politique est donc éliminée du second tour mais ce n'est qu'un bataille... 

S'il est élu, E. Macron devra composer avec une majorité parlementaire et ce sera tout l'enjeu des législatives de juin que de peser pour qu'un maximum de députés portent la synthèse des propositions de JL Mélenchon, B. Hamon et Y. Jadot.

A Aubagne, F. Fillon, le candidat dit « Républicain », soutenu par le Maire et le Député obtient un score historiquement faible. Il subit ainsi la double sanction de l'imposture de sa candidature et de la politique menée par ses représentants locaux.

Pour les élections législatives, il est donc, ici, plus qu'ailleurs, indispensable que nous unissions les forces de la gauche alternative et insoumise.

Denis Grandjean

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