Nicolas et Pimprenelle

Nicolas et Pimprenelle font le bilan à mi-mandat : et 1, et 2, et 3, zéro !

nicolas et pimprenelle : programme culture municipales 2014 de Gérard Gazay

- Bonjour Pimprenelle !

- Salut Nicolas ! Mais… Qu'est-ce que tu fais ?

- Je regarde le site internet de la ville pour me tenir au courant des projets de la Ville…

- Tu sais bien, que de faire de l’ordinateur avant d’aller dormir, ce n’est pas bien. Mais quels projets ? A part les rues Rastègue et Martinot, je ne vois pas…

- Ben… Je ne vois pas non plus…  J'ai cherché « bilan municipal à mi-mandat » et je trouve seulement : « les paramètres pour afficher la nouvelle sont incorrects ou absents ».

- Donc pas de bilan pour le moment. De toute façon, c'est un outil de démocratie participative, et ça, c’est sûr, ce n’est pas très utilisé par les affiliés à la ligne libérale conservatrice…

- Heureusement que tu as au moins trouvé Wikipédia !!

- Et donc, après le premier, le deuxième, voilà le troisième document de campagne électorale, qu'on relit, bien comme il faut.

- Moi, c'est celui que je préfère ! Il y a plein de photos en couleurs, des images de beaux projets à foison.

- A foison ?  Tant que ça ?

- Oui, c'est énorme ! Gérard Gazay annonce qu'il va « opérer un virage à 180 ° (…) en requalifiant et réhabilitant complètement le centre ville ».

- Il voulait plutôt dire : en changeant complètement les pavés dans deux rues, pour le faire son virage !

- Et puis aussi : requalification du cours Barthélémy de la place de l'Horloge jusqu'au rond-point Martin Luther King.

- Haaa... Le délire !!

- Et il annonce une grande halle de marché sur le cours Voltaire.

- Mais comme le projet du Valtram prévoit de passer par là… 

- Tu sais bien que le Valtram ne passera par là, que si et seulement si Gaudin le veut bien… Alors en attendant, on ne fera rien.

- Et pour les bâtiments, il a aussi des projets grandioses ?

- Il promet un nouveau complexe sportif aux Gargues.

- Ha oui !!!  Un truc gigantesque ! A mon avis, les coccinelles peuvent y dormir tranquilles encore quelques années ! Tu me diras… Tant mieux pour les coccinelles !! J’aime bien les coccinelles…

- Et son super pôle Jeunesse et Culture, tu t'en souviens ? Il y regroupait tous ses bâtiments mégalos : le Musée International de la Céramique et du Santon, un Palais des Congrès !!  Et un Zénith !!

- Oui, oui bien sûr… Et il y prévoyait aussi une nouvelle Maison des Jeunes et de la Culture.

- Et à la place, il ferme celle qui existe. Point final.

- Il promettait des écoles et des gymnases neufs.

- Il ferait mieux de réparer et d'entretenir correctement ceux qui existent !

- N'empêche, il promettait le PLU et il l'a fait. C'est important, ça !

- Oui, pour réduire les terres agricoles et vendre Aubagne aux promoteurs…

- Il promettait de construire une nouvelle crèche...

- Mais pour le moment, il fait seulement le coucou à l'inauguration des crèches privées qui ouvrent dans le coin.

- Il promettait de créer des lieux pour les associations locales…

- Ah oui, à Cancillieri, dans un bâtiment abandonné et inondable…

- Il promettait même une station thermale à Saint Pierre !

- Arrête ! Je ris trop, là…

- Mais en fait, j'ai compris la logique de tout ça. D’abord, il promet des trucs énormes qui font rêver. Ensuite, Il démolit ce qui existe, en faisant faire de belles études bien rémunérées à des prestataires extérieurs… Et pour finir, il se rend compte que les projets sont trop chers, alors il essaye de se les faire payer par d'autres : des promoteurs, des investisseurs privés, la métropole… Et donc il fait traîner, l'air de rien, en disant que ce n'est pas sa faute… C'est la faute de l'Etat, de la Région, des zones inondables, du mauvais temps, des associations, des syndicats, des artistes, des méchants… Et il ne fait rien.

- Et bientôt, il va nous dire que si on veut voir la suite magnifique des feux d’artifices urbains, il faut encore voter pour lui afin qu’il réalise enfin, ce pour quoi on l’a élu…

- Tu crois qu’il aurait ce culot là ?

- J’en suis sûre. Mais en vrai, c'est un zéro pointé, pour ce bilan à mi-mandat !!

- Et 1, et 2, et 3… Zéro !

Bonne nuit les amis !

Nicolas et Pimprenelle relisent le programme municipal : et deux !!

- Coucou, Nicolas !

- Bonsoir, Pimprenelle !

- Tu as changé de pyjama ?

- Ben oui, c’est bientôt la fête de la mi-mandat de notre premier magistrat !!

- Mais il aurait fallu mettre des vêtements de 1895…

- Mais le pyjama, il l’est, d’époque. Il est à mon arrière grand père…

- Tu aurais du te faire tirer le portrait à la Pagnol, pendant que tu y étais…

- Tu devrais être plus concentrée sur d’autres choses que des chiffons toi ! Finalement, tu as lu le programme de Gazay sur la fiscalité, la sécurité et l’emploi ?

- Ben oui.

- Et alors ?

- Ben alors quoi ?

- Mais qu’est ce qu’il promettait dans son programme ?

- De rendre possible un renouveau avec son projet et son ambition.

- Oui, certes. Mais encore ?

- Il dit que l’ancienne majorité faisait des choix inconsidérés, que la taxe d’habitation et foncière avaient terriblement augmenté, que la dette était terriblement importante et que l’investissement dans les équipements était terriblement trop faible.

- Ha oui ? Et que comptait-il faire ?

- Ben, il allait gérer avec rigueur à l’aide d’une équation moyens/service rendu…

- Ha ça, avec une équation, je n’y aurais pas pensé…

- Il te manque drôlement les outils de l’économie, Nicolas…

- Moi, je ne connais que les valeurs de l’économie solidaire.

- Dans le document, il ne s’agit pas de celle là. Le patron, il prévient qu’il va rationaliser avec le recours aux prestations externes. Jolie formule pour mettre des dizaines d’agents municipaux dans la sciure, à force de faire scier avec la langue de bois…

- Tu ne vires pas un peu vulgaire, là ?

- Et puis, il va optimiser le patrimoine immobilier. Tu sais ce que ça veut dire ?

- Ben oui, les entretenir, les utiliser à des fins utiles, les…

- Pas du tout, lui, il a l’économie chevillée aux chevilles, pas comme d’autres…

- Tu es méchante. Pourquoi tu me parles comme ça ?

- Parce que je suis sûre que tu aurais pensé que « réduire de manière drastique toutes les dépenses inutiles » c’était une bonne idée…

- Pourquoi ç’en est pas une, de bonne idée ?

- La super bonne idée, ça aurait été de demander ce qui est inutile pour lui…

- En même temps on le sait, ce qu’il trouvait utile : la sécurité et l’emploi !

- C’est sûr, pour la sécurité, vu qu’on vivait à Aubagne comme au cœur de la mafia et du Honduras… Valait mieux embaucher, faire des vidéos de toutes les rues, couper les arbres pour mieux surveiller et réduire les salaires des policiers municipaux pour les motiver…

- Mais, pour l’emploi, il rénove le centre ville, il veut développer l’artisanat, il veut même faire une halle pour le marché et il va installer une galerie marchande. Quand même quoi !!

- Oui, à la place d’une piscine municipale. Super !! Les travaux de deux ruelles embrouillent tout le monde depuis des mois, même si ça communique à tout va, ce qui représente un véritable investissement financier… Pour développer l’artisanat, il vire les céramistes aubagnais du prochain Argilla, pour la halle du marché, il fait crever la consigne et démantèle le service des activités commerciales locales, pour...

- Bon, écoute… Tu t’énerves là. Nounours va arriver et le marchand de sable ne pourra pas te calmer avec sa poudre d’étoiles…

- Regarde, à la fin du document, le député s’engage, enthousiaste : « je soutiens Gérard Gazay de toutes mes forces en raison de la pertinence et de l’ambition de son projet qui offrira à notre commune les moyens de relever les défis de demain ». Sûr que l’on comprend pourquoi, il se présente avec lui à la députation…

- Dis… Ce sont lesquels les défis de demain ?

- Ha, je savais que tu n’étais pas indécrottable mon Nicolas…

Bonne nuit les amis !!

Nicolas et Pimprenelle relisent le programme municipal Et un !!

nicolas pimprenelle voeuxgazay

Coucou, Nicolas ! Bonsoir, Pimprenelle !

- Tu as vu comme la maison est bien rangée ?
- Tu as fait le nettoyage de printemps ?
- Ben oui. Tu sais, ce que j’ai retrouvé sous la poussière ?
- Non, dis moi…

- J’ai retrouvé le programme électoral du Maire ! En trois volets !! Regarde, sur le premier, il promettait plus de solidarité, d’égalité, de liberté, de politiques solidaires et d’actions sociales…
- Noooon… Je le crois pas !!! Montre moi, montre moi !!
- C’est juste là. Notre premier magistrat disait vouloir aider les familles en situations difficiles, faciliter la vie professionnelle des Aubagnais et être équitable envers tous les Aubagnais.
- Incroyable… Il promettait même de la concertation…
- Ce sont ses propres mots, il parlait même de référendums et de consultations sur tous les projets locaux structurants…
- Ben c’est exactement ce qu’il a fait pour la vente de la cuisine centrale au secteur privé !!
- Pour la fermeture de la MJC, pour la réduction drastique de toutes les aides à la population…

- Comment c’est possible de faire des trucs comme ça, après avoir annoncé un programme qui a été choisi par les électeurs ??
- Ben, il suffit de ne pas le relire !!!
- Quand on voit comment il associe « plus largement les associations aux prises de décision » !!!
- Elles ont sûrement demandé des budgets réduits, et un déménagement à Cancillieri …

- Et là… Il parle de « l’approche sociale équitable »… « Force de constater que des améliorations sont nécessaires… »
- Ben oui… En réduisant les budgets, le nombre de professionnels tout en augmentant ses propres ressources …

– Comme il dit tout le temps qu’il doit gérer la ville comme une entreprise. Alors en tant que patron, il doit d’abord penser à ses propres bénéfices, sans oublier les banques et les actionnaires. En effet, il doit s’agir d’une « nouvelle morale »…
- Les actionnaires ? Tu es fou ??
- Comment tu appelles toi, ses copains qui partagent le pouvoir ? Et encaissent une grosse part de la masse salariale ?

- Comme quoi, il faut demander des précisions, quand un beau mec aux cheveux argentés promet « une ville solidaire et apaisée ».
– Depuis quand tu t’intéresses aux bellâtres aux cheveux grisâtres toi ?
– Depuis que tu te laisses tondre la laine de ta perruque !!
– Tu veux que je fasse de mauvais rêves, c’est ça ?
– Mais non mon Nicolas…

Bonne nuit les amis !!

Nicolas et Pimprenelle font de l’ornithologie…

 

- Coucou, Nicolas !

- Bonsoir, Pimprenelle !

- Dis Nicolas, tu as vu le nombre d’oiseaux dans la ville ?

- Tu veux parler de l’année du coq ou des hirondelles qui font le printemps ?

- Pas vraiment, je pensais plutôt aux paons qui commentent le nouveau revêtement de deux ruelles de la vieille ville …

- Haaa … ça me fait penser aux perroquets, au conseil municipal, par exemple, qui répètent sans bien savoir ce que signifie «réduction de la masse salariale» ou «limiter les risques» ou …

- Dommage, qu’il n’y ait pas de cigognes… Elle ne font aucun bruit, elles.

- Ben ce n’est pas le cas des vautours qui hurlent en te fonçant dessus…  Je ne compte plus le nombre de témoignages de fonctionnaires qui ont à faire à des élus agressifs, méprisants, menaçants.

- Sois sympa, Nicolas, ils ne sont pas tous des vautours. Il y a aussi des dindes qui marquent leur territoire en gloussant dans les services.

- Du côté des élus, il y a aussi de nombreux coucous qui s’installent dans le nid des autres et qui raflent tout ce qu’ils peuvent… Ils nous parlent de nouveaux dispositifs - qui existent déjà - ou ils récupèrent des manifestations anciennes en leur mettant un coup de vernis pour faire neuf.

- Et en bons gros coucous, quand ils s’approprient le nid des autres, ils n’hésitent pas à briser les oeufs qui s’y trouvent : citoyenneté, forum local, cuisine centrale, accueil des plus démunis, MJC, …

- Et à la place, ils font de bons gros oeufs indigestes : opérations immobilières clinquantes, promesses de musées en tous genres, projets délirants qui resteront dans les cartons, réceptions pseudo-culturelles payantes, caméras et policiers à tous les coins de rues ...

- Quand je pense qu’il n’y a pas si longtemps, dans nos réunions, on racontait tout le temps l’histoire du colibri …

- Ha oui ? Raconte-la moi…

- C’est une légende amérindienne, qui raconte qu’il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : "Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu !" Et le colibri lui répondit :"Je le sais, mais je fais ma part."

- Merci pour ton histoire. Il faut qu’on veille à garder toujours au fond de nous une âme de colibri.
- Même si on est entourés de paons, de vautours, de perroquets, de dindes et de coucous.
- Et même si c’est l’année du coq. Ou le mandat du coq !

- Bonne nuit les amis !

Nicolas et Pimprenelle font de la politique…

 nicolas primprenelle ruissellement

- Bonsoir Nicolas !

- Bonsoir, Pimprenelle !

- Dis Nicolas, tu as participé aux primaires de la droite ?

- Non…

- Et aux primaires de la gauche ?

- Arrête, tu sais très bien que je ne peux pas y aller en pyjama !!!

-  Mais non, en vrai c’est parce que tu n’y comprends rien du tout.

– Mais, Pimprenelle, je lis les journaux… je comprends tout !

- Ha oui ? Et bien, dis moi qu’est ce que c’est la différence entre une ville de droite ou une ville de gauche ?

- Ben… Une ville de droite c’est quand tout est financier, tout à un prix, tout doit rapporter. Et qu’on fait des économies.

- Ha oui ? Parce que les villes de gauche, elles ne savent pas compter ?

- Elles, c’est pas pareil, elles comptent surtout les droits des gens, l’épaisseur du lien social, la force des services publics… Des trucs dont les villes de droite rigolent.

- Et puis ?

- Et puis, les villes de droite sont fières de percher des caméras vidéo, de faire tourner des brigades de policiers pour la surveillance des méchants.

- Les villes de gauche ne protègent pas les gens ?

- Elles ne cultivent pas la peur, la brouillade de méfiance, le gratin des voisins qui surveillent et les faits divers montés en chantilly…

- Elles ont tort, finalement ça aide pour gober une bouchée à cinq euros dans un truc gastro chic. Les villes de droite aiment bien les choses dangereuses et chères donc !

- Mais aussi, elles ont un grand sens de l’économie : plus de Maison de la Jeunesse et de la Culture, plus de Résidence des Personnes Agées, la Bourse du travail expulsée, la moitié du Val Tram gâchée, des économies qui se transforment en tragédies pour les plus faibles…

- Tu sais Nicolas, je crois que tu es de gauche…

- Nounours m’a dit que la grande différence, c’était surtout la théorie du ruissellement…

- Qu’est ce que c’est ?

- Ben, c’est penser que les grandes réalisations extérieures vont apporter des richesses dans les petites villes.

- Mais c’est de droite ou de gauche ça ?

- La gauche, elle pense à faire surtout fructifier les choses localement, elle favorise toutes les forces implantées sans penser que l’extérieur va amener des solutions.

– Tu veux dire que les championnats, les jeux olympiques, les Métropoles… C'est des choses qui doivent ruisseler ?

– C’est Nounours qui le dit. Et je me demande s’il n’a pas raison, quand je vois qu’à Aubagne, on vide la ville de ses forces en attendant la solution d’ailleurs.

– Bon, bon, arrête, le marchand de sable arrive…

Et bonne nuit les amis.

Nicolas et Pimprenelle ont reçu les vœux du Maire...

nicolas pimprenelle voeuxgazay

- Bonsoir Nicolas !

- Bonsoir, Pimprenelle !

- Dis Nicolas, tu as reçu les vœux du Maire ?

- Oui… Pourquoi toi aussi ?

- Ben oui.

- Tu crois qu’il a copié les vœux chez Fillon ou bien qu’il prend de la drogue ?

-  Mais non, il est sincère... Il est très content de lui, de son travail, de ses collaborateurs, de ses promesses, de ses réalisations, de son bon cœur !

- Oh, la la, Pimprenelle ! C’est toi qui as pris une dose trop forte de guimauve !

- Qu’est ce que tu voulais qu’il te dise ? Qu'il fait des économies sur tout ce qui concerne les services aux habitants ?

- Non, tu as raison. Il vaut mieux qu'il dise que c'est la faute au désendettement, aux emprunts toxiques.

- Tu voudrais qu'il avoue qu'il ne sait pas ce que vont donner, à long terme, ses élucubrations économiques et ses grands projets ?

- Non, tu as raison il vaut mieux qu'il annonce partout que tout va commencer cette année, qu'il va faire des grands travaux, qu'il va transformer le centre ville. Alors que si on regarde bien, en 2017, il va seulement faire repaver les rues Rastègue et Martinot. Et les autres grands projets sont encore dans les cartons.

- Tu voudrais qu'il explique qu'il y a de moins en moins de projets culturels, que la médiathèque et les maisons de quartiers n'ont pas de budget, que la MJC va mourir, qu'il se contrefout du Secours Populaire et des plus démunis, qu'il réduit les prestations gratuites aux seniors ?

- Ben non, il vaut mieux qu'il nous enfume en parlant de la "multitude de nos missions quotidiennes, au service de nos concitoyens", alors qu'on en a de moins en moins.

- Tu voudrais qu'il reconnaisse qu'il démotive à tour de bras les cadres et les autres pour qu’il n’y ait pas de vagues ?

- C’est sûr qu'il vaut mieux qu'il parle de qualité du service public, qui se traduit par un nombre toujours plus grand de recrutements parmi les cadres marseillais et parmi ses amis, enfants de ses amis, amis de ses amis ...

- Ça, c'est sûr, en 2016, on a gagné un paquet de cadres, de directeurs, de chefs, d'adjoints de directeur, d'adjoints de chefs.

- Oui, en termes de recrutement de cadres, ça a été une grande année !

- Bof, tu sais, la quantité n'assure pas la qualité.

- Mais bon, sur le reste, tu as raison, ça aurait été trop ...

- Remarque, parler d’exercice de transition, de cap intermédiaire, de perspectives, d’optimisme et d’énergie… C’est à se demander s’il n’est pas sur un bateau, le Capitaine…

- Celui de jette-moi et jette-mi ?

- Arrête la guimauve, Nicolas, c’est mauvais pour la tête.

- J’arrête d’accord, mais laisse moi rêver sur sa reconnaissance et ses vœux de bonheur.

- Alors passe-moi la guimauve, s’il te plaît.

- Tiens, Pimprenelle.

Et bonne nuit les amis ! 

A votre santé !!

nicolas pimprenelle levasseur

- Bonsoir Nicolas !

- Bonsoir, Pimprenelle !

- Dis Nicolas, c’est permis que Jeanine Levasseur l’élue à l’urbanisme crie et insulte les agents municipaux ?

- Qu’est ce que tu racontes… Où ça ?

- Mais, aux Assises de la Santé à Agora, le 20 novembre !

- Haaa… Qu’est ce qui s’est passé ?

- Elle a hurlé et traité de voleuses les agents qui grignotaient dans la cuisine, un plateau préparé pour elles…

- Ben pourquoi elles mangeaient dans la cuisine ?

- Parce qu’elles travaillaient entre 16h et 23h et que c’est long, quand les invités sont autour d’un buffet.

- Et alors Jeanine, ça ne lui a pas plu ?

- Ben non. Elle leur a dit qu’elle se plaindrait au maire.

- Mais pourquoi ?

- Parce qu'elles n'étaient pas invitées à manger, tiens !

- Mais c'est peut-être pour faire des économies.

- Ou parce que J. Levasseur ne pensait pas qu'elles auraient faim.

- Comme si elles étaient des machines, non ?

- Oui, c'est ça.

- Ca me fait penser à d'autres rencontres entre élus et agents municipaux au cours desquelles on a l'impression que les employés  - et le nom veut bien dire ce qu'il veut dire ! - sont transparents, sont des meubles, des outils.

- Ah oui ? De quoi tu parles ?

- Ben par exemple, quand il y a une cérémonie et qu'ils font un discours, on a l'impression qu'ils ne réalisent même pas qu'il y a un agent qui a organisé les choses, un technicien qui s'occupe du son, des balayeurs qui ont tout nettoyé avant, exprès pour faire bien propre.

- Ils ne remercient jamais les petits, les discrets, les besogneux.

- Sauf si ça se voit !

- Et là, Jeanine Levasseur, elle n'a pas pensé qu'il y avait des agents qui avaient tout organisé, tout installé, et qu'ils avaient besoin de se restaurer dans la cuisine à côté.

- En fait, pour eux, on n'est pas des humains, on est des machines.

- Et ils croient qu'on ne s'en rend pas compte, ou quoi ?

- Oui, on s'en rend compte. Il n'y a qu'à voir le tout petit nombre d'agents municipaux qui sont venus à la soirée du personnel. Même pas 50…

- 50 machines, peut-être ?

- Oui, les humains étaient ailleurs !...

Bonne nuit les amis !!

Nicolas et Pimprenelle

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